Rives-du-Loir-en-Anjou

Guide de voyage

VillevĂȘque (Maine-et-Loire) Le chĂąteau. D'abord maison forte aux XIIe-XIIIe siĂšcles, le chĂąteau perd son caractĂšre dĂ©fensif au XVe siĂšcle. Le chĂąteau de VillevĂȘque sera la rĂ©sidence Ă©piscopale des Ă©vĂȘques d'Angers. L'Ă©vĂȘque d'Angers, Hubert de VendĂŽme, Ă©voquera vers 1025 cette rĂ©sidence Ă©piscopale. Hubert avait succĂ©dĂ© Ă  Renaud II mort Ă  Embrun*, alors qu'il se rendait Ă  JĂ©rusalem. Aucun successeur n'avait Ă©tĂ© dĂ©signĂ© du vivant de Renaud II. Le comte d'Anjou, Foulques Nerra, qui avait des vues sur l'hĂ©ritage considĂ©rable que Renaud II tenait de son pĂšre, avait donc les mains libres pour choisir le nouvel Ă©vĂȘque. Foulques va alors retrouver le vicomte Hubert de VendĂŽme afin de nĂ©gocier avec lui l'accession de son fils Ă  l'Ă©piscopat angevin. AprĂšs un an de discussion sur les modalitĂ©s concernant l'hĂ©ritage de Renaud II, un accord est trouvĂ© : le jeune Ă©vĂȘque Hubert endossait juridiquement l'accaparement de l'hĂ©ritage de Renaud. Il apparaĂźt donc que Hubert de VendĂŽme a servi d'intermĂ©diaire au comte d'Anjou, en accaparant les alleux de son prĂ©dĂ©cesseur, puis en les redistribuant, au nom de l'Ă©vĂȘchĂ©, Ă  diffĂ©rents chevaliers probablement proches du comte d'Anjou. C'est ainsi que la rĂ©gion des Mauges quittera le Poitou pour intĂ©grer dĂ©finitivement l'Anjou. Le nouvel Ă©vĂȘque "clerc plus expert, peut-ĂȘtre, Ă  manier l'Ă©pĂ©e qu'Ă  prier Dieu" (L. Halpen), resta un fĂ©odal et n'hĂ©sita Ă  prendre les armes contre l'archevĂȘque de Tours. Hubert de VendĂŽme fera reconstruire la cathĂ©drale d'Angers qui avait Ă©tĂ© en partie dĂ©truite par un incendie. La nouvelle cathĂ©drale subira un autre incendie en 1032, elle ne sera remise en Ă©tat qu'Ă  la fin du XIe siĂšcle. L'Ă©vĂȘque Hubert de VendĂŽme rĂ©sidera rĂ©guliĂšrement Ă  VillevĂȘque, jusqu'Ă  son dĂ©cĂšs en mars 1047. EusĂšbe Brunon (Eusebius Bruno) fut Ă©lu, Ă  l'initiative du comte d'Anjou Geoffroy II, pour lui succĂ©der. En 1317, Guillaume Le Maire, Ă©vĂȘque d'Angers, prĂȘtera serment au roi de France, Philippe V (Philippe V le Long), dans le chĂąteau de VillevĂȘque. Ce mĂȘme Guillaume Le Maire avait participĂ© au Concile de Vienne* en octobre 1311, sous Philippe le Bel, concile qui verra la condamnation des Templiers. L'Ă©vĂȘque d'Angers sera un partisan de la condamnation. En 1428, l'Ă©vĂȘque d'Angers Hardouin du Bueil reçoit 1000 Ă©cus de Yolande d'Aragon (Ă©pouse de Louis II d'Anjou), pour la rĂ©novation du chĂąteau. Durant son ministĂšre, l'Ă©vĂȘque Hardouin du Bueil s'Ă©lĂšvera avec force contre les dĂ©viations de son temps. En particulier il condamnera le mariage consanguin de Gilles de Rais avec sa cousine Catherine de Thouars*. AprĂšs les destructions de la guerre de Cent Ans, l'Ă©vĂȘque d'Angers Jean II de Beauvau* , fait reconstruire entiĂšrement le chĂąteau, entre 1448 et 1465. GrĂące Ă  la protection de l'Ă©vĂȘque, Jean Balue*, fera une rapide carriĂšre, secrĂ©taire et aumonier du roi Louis XI en 1463, Ă©vĂȘque d'Evreux en 1465. Il Ă©vincera son protecteur, du siĂšge Ă©piscopal d'Angers, qui sera destituĂ© par le pape en 1467. Jean Balue conseillera au roi l'abolition de la Pragmatique Sanction ce qui lui vaudra d'ĂȘtre fait cardinal par le pape Paul II. AprĂšs bien des erreurs, Louis XI le fera arrĂȘter le 23 avril 1469. Jean Balue ne sera libĂ©rĂ© qu'en 1480, sous condition de quitter la France. L'excommunication de Jean de Beauveau sera levĂ©e en 1476, mais il ne retrouva son diocĂšse d'Angers que comme administrateur (en double avec Auger de Brie). Au dĂ©but du XVIe siĂšcle, un des derniers Ă©vĂȘques Ă  rĂ©sider Ă  VillevĂȘque fut François de Rohan. En 1523, les idĂ©es de Luther arrivent en Anjou. Les vicaires gĂ©nĂ©raux du diocĂšse d'Angers publient un monitoire contre les personnes lisant les Ă©crits prĂŽnant la rĂ©forme. L'annĂ©e suivante l'Ă©vĂȘque François de Rohan, menaçe les contrevenants d'excommunication et ordonne la destruction des ouvrages incriminĂ©s. François de Rohan dĂ©cĂ©dera en 1536. L'inefficacitĂ© des mesures qu'il avait prises est telle qu'Ă  l'automne 1539, les premiĂšres condamnations sont prises Ă  l'encontre des protestants angevins. Les bĂ»chers ne tardent pas Ă  suivre, en 1552 Ă  Saumur, en 1556 Ă  Angers. Le chĂąteau sera vendu comme bien national sous la rĂ©volution. En 2003, la ville d'Angers recevra le chĂąteau en legs, avec l’ensemble des Ɠuvres d’art collectionnĂ©es par son dernier propriĂ©taire privĂ©, un industriel fortunĂ©. Embrun (Hautes-Alpes) dont d'ailleurs, l'Ă©vĂ©chĂ© fut fondĂ© par Marcellin, d'origine berbĂšre d'Afrique du Nord. Renaud partit sur la route de JĂ©rusalem, qu'il n'a jamais atteint, la mort le surprenant en chemin le 12 juin 1005. (Cartulaire Noir de Saint-Maurice, n° XXVIII. Embrun, Hautes-Alpes) Le concile de Vienne (en IsĂšre) verra, outre la dissolution de l'Ordre du Temple: - Le rejet de la rĂ©forme de l'Ă©vĂȘque de Mende, Guillaume Durand, rĂ©forme qui remet en cause l'absolutisme de Rome, prĂŽne le mariage des prĂȘtres, et la gratuitĂ© des sacrements. 
- La querelle au sein des franciscains, entre ceux qui voyaient dans les voeux de pauvreté une obligation stricte et ceux qui y voyaient de simples recommandations. 
- La condamnation du mouvement des bĂ©guinages. Mouvement de femmes qui sans ĂȘtre conscrĂ©es menaient une vie monacale. La bĂ©guine Marguerite Porete fut brĂ»lĂ©e le 1er juin 1310, Ă  Paris, en place de GrĂšve, pour son ouvrage "Le miroir des Ăąmes simples et anĂ©anties et qui seulement demeurent en vouloir et dĂ©sir d'amour". MalgrĂ© sa condamnation le livre aura beaucoup de succĂšs , en particulier dans la vallĂ©e de la Loire. 
- Le concile discute d'une nouvelle croisade, et demande aux princes chrétiens d'interdire les pÚlerinages sur les tombeaux de "saints" musulmans, ainsi que les appels à la priÚre.
 Gilles de Rais aurait du en rĂ©alitĂ© s'appeler Gilles de Laval. Son pĂšre Guy de Laval avait une arriĂšre grand tante fort riche, Jeanne Chabot dame de Rais, dite Jeanne la Sage. Elle n'avait pas d'enfant, et pour continuer le nom de Rais, elle propose au jeune Guy de Laval de l'adopter. Guy accepte et devient ainsi Guy de Rais. Ce marchĂ© ne fait pas l'affaire du neveu de Jeanne, Jean de Craon, qui proteste. Jeanne Chabot reconnait ses torts, dĂ©shĂ©rite Guy et fait son testament en faveur de Jean de Craon. Guy attaque le testament et fait un procĂšs, mais aucun tribunal n'ose trancher en faveur de l'une ou l'autre des deux grandes familles. La guerre semble inĂ©vitable. Finalement Jean de Craon a une idĂ©e : marier Guy avec sa fille Marie. Ainsi Jean de Craon peut garder l'hĂ©ritage qu'il transmettra Ă  sa fille et Guy redevient de Rais. Gilles de Rais naĂźtra un an plus tard de cet combinaison d'hĂ©ritage, dans le chĂąteau de ChamptocĂ©. DĂšs sa naissance il est immensĂ©ment riche. Le jeune Gille mĂšne la vie d'un riche seigneur Ă©coutant avec plaisir les rĂ©cits guerriers, en particulier ceux concernant sont grand oncle par les Laval : Du Guesclin. Malheureusement, son pĂšre Guy de Laval meurt dans une partie de chasse Ă  Machecoul en 1415. Sa mĂšre suivra quelques mopis aprĂšs. Gilles est orphelin Ă  onze ans. C'est Jean de Craon qui deviendra son Ă©ducateur. Il confiera le jeune Gilles Ă  ses serviteurs. L'enfant est livrĂ© Ă  lui-mĂȘme et donne libre cours Ă  ses mauvais penchants, la violence et les mauvaises lectures, en particulier SuĂ©tone. Un jour sa gouvernante, Guillemette la DrapiĂšre le surprend dans sa chambre et ce qu'elle en rapporte Ă  Jean de Craon dĂ©cide celui-ci Ă  le marier. Il va trouver la cousine de Gilles, Catherine de Thouars. Elle a seize ans. Mais l'Ă©glise ne peut admettre ce mariage entre cousins. Jean de Craon imagine donc de compromettre la jeune fille, ce qui obligera l'Ă©glise Ă  admettre le mariage. Le pĂšre de la jeune fille dĂ©cĂ©dant Ă  propos, celle-ci est enlevĂ©e et emmenĂ©e au chĂąteau. Les deux jeunes gens passent la nuit ensemble. Il faut donc que Gilles rĂ©pare l'outrage, et le 30 novembre 1420, un prĂȘtre procĂšde Ă  l'union. L'Ă©vĂȘque Hardouin de Bueil avertit de l'enlĂšvement et du mariage dĂ©crĂšte que le mariage est nul. Jean de Craon envoie alors une ambassade Ă  Rome et obtient l'Indulgence du Pape. Mais le Pape exige la sĂ©paration physique des deux Ă©poux. Le 24 avril 1422, Gilles de Rais est donc officiellement mariĂ©, mais sĂ©parĂ© de sa femme, ce qui ne le dĂ©range pas, il prĂ©fĂšre manifestement la compagnie des hommes. (d'aprĂšs "Les Monstres": Gilles de Rais - Sade - Landru dans les archives judiciaires Par Bernard MICHAL). Jean de la Balue, Ă©tait fils d'un chĂątelain de la baronnies d'Angles. Sa vie dissolue, ne l'empĂȘcha pas d'avoir une carriĂšre fulgurante : conseiller du roi, Ă©vĂȘque, cardinal, il devint mĂȘme archevĂȘque en 1468. Par ses intrigues, il sera la cause de la dĂ©capitation de Charles de Melun, faussement accusĂ© par La Balue, d'avoir entretenu des intelligences avec le duc de Bretagne. Par la suite, Jean Balue sera accusĂ© de trahison par Louis XI, Ă  la suite de la dĂ©couverte d'un courrier compromettant avec Charles le TĂ©mĂ©raire. Il sera arrĂȘtĂ© Ă  Amboise et enfermĂ© Ă  Tours, puis Ă  Onzain, et Loches oĂč il restera enchaĂźnĂ© pendant 11 ans. Il ne sera libĂ©rĂ© qu'en 1480, Ă©chappant Ă  l'exĂ©cution par l'intervention du pape. fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Villev%C3%AAque histoiredesmauges.free.fr/Dossiers%20th%E9matiques/La%20m...
VillevĂȘque (Maine-et-Loire) Le chĂąteau. D'abord maison forte aux XIIe-XIIIe siĂšcles, le chĂąteau perd son caractĂšre dĂ©fensif au XVe siĂšcle. Le chĂąteau de VillevĂȘque sera la rĂ©sidence Ă©piscopale des Ă©vĂȘques d'Angers. L'Ă©vĂȘque d'Angers, Hubert de VendĂŽme, Ă©voquera vers 1025 cette rĂ©sidence Ă©piscopale. Hubert avait succĂ©dĂ© Ă  Renaud II mort Ă  Embrun*, alors qu'il se rendait Ă  JĂ©rusalem. Aucun successeur n'avait Ă©tĂ© dĂ©signĂ© du vivant de Renaud II. Le comte d'Anjou, Foulques Nerra, qui avait des vues sur l'hĂ©ritage considĂ©rable que Renaud II tenait de son pĂšre, avait donc les mains libres pour choisir le nouvel Ă©vĂȘque. Foulques va alors retrouver le vicomte Hubert de VendĂŽme afin de nĂ©gocier avec lui l'accession de son fils Ă  l'Ă©piscopat angevin. AprĂšs un an de discussion sur les modalitĂ©s concernant l'hĂ©ritage de Renaud II, un accord est trouvĂ© : le jeune Ă©vĂȘque Hubert endossait juridiquement l'accaparement de l'hĂ©ritage de Renaud. Il apparaĂźt donc que Hubert de VendĂŽme a servi d'intermĂ©diaire au comte d'Anjou, en accaparant les alleux de son prĂ©dĂ©cesseur, puis en les redistribuant, au nom de l'Ă©vĂȘchĂ©, Ă  diffĂ©rents chevaliers probablement proches du comte d'Anjou. C'est ainsi que la rĂ©gion des Mauges quittera le Poitou pour intĂ©grer dĂ©finitivement l'Anjou. Le nouvel Ă©vĂȘque "clerc plus expert, peut-ĂȘtre, Ă  manier l'Ă©pĂ©e qu'Ă  prier Dieu" (L. Halpen), resta un fĂ©odal et n'hĂ©sita Ă  prendre les armes contre l'archevĂȘque de Tours. Hubert de VendĂŽme fera reconstruire la cathĂ©drale d'Angers qui avait Ă©tĂ© en partie dĂ©truite par un incendie. La nouvelle cathĂ©drale subira un autre incendie en 1032, elle ne sera remise en Ă©tat qu'Ă  la fin du XIe siĂšcle. L'Ă©vĂȘque Hubert de VendĂŽme rĂ©sidera rĂ©guliĂšrement Ă  VillevĂȘque, jusqu'Ă  son dĂ©cĂšs en mars 1047. EusĂšbe Brunon (Eusebius Bruno) fut Ă©lu, Ă  l'initiative du comte d'Anjou Geoffroy II, pour lui succĂ©der. En 1317, Guillaume Le Maire, Ă©vĂȘque d'Angers, prĂȘtera serment au roi de France, Philippe V (Philippe V le Long), dans le chĂąteau de VillevĂȘque. Ce mĂȘme Guillaume Le Maire avait participĂ© au Concile de Vienne* en octobre 1311, sous Philippe le Bel, concile qui verra la condamnation des Templiers. L'Ă©vĂȘque d'Angers sera un partisan de la condamnation. En 1428, l'Ă©vĂȘque d'Angers Hardouin du Bueil reçoit 1000 Ă©cus de Yolande d'Aragon (Ă©pouse de Louis II d'Anjou), pour la rĂ©novation du chĂąteau. Durant son ministĂšre, l'Ă©vĂȘque Hardouin du Bueil s'Ă©lĂšvera avec force contre les dĂ©viations de son temps. En particulier il condamnera le mariage consanguin de Gilles de Rais avec sa cousine Catherine de Thouars*. AprĂšs les destructions de la guerre de Cent Ans, l'Ă©vĂȘque d'Angers Jean II de Beauvau* , fait reconstruire entiĂšrement le chĂąteau, entre 1448 et 1465. GrĂące Ă  la protection de l'Ă©vĂȘque, Jean Balue*, fera une rapide carriĂšre, secrĂ©taire et aumonier du roi Louis XI en 1463, Ă©vĂȘque d'Evreux en 1465. Il Ă©vincera son protecteur, du siĂšge Ă©piscopal d'Angers, qui sera destituĂ© par le pape en 1467. Jean Balue conseillera au roi l'abolition de la Pragmatique Sanction ce qui lui vaudra d'ĂȘtre fait cardinal par le pape Paul II. AprĂšs bien des erreurs, Louis XI le fera arrĂȘter le 23 avril 1469. Jean Balue ne sera libĂ©rĂ© qu'en 1480, sous condition de quitter la France. L'excommunication de Jean de Beauveau sera levĂ©e en 1476, mais il ne retrouva son diocĂšse d'Angers que comme administrateur (en double avec Auger de Brie). Au dĂ©but du XVIe siĂšcle, un des derniers Ă©vĂȘques Ă  rĂ©sider Ă  VillevĂȘque fut François de Rohan. En 1523, les idĂ©es de Luther arrivent en Anjou. Les vicaires gĂ©nĂ©raux du diocĂšse d'Angers publient un monitoire contre les personnes lisant les Ă©crits prĂŽnant la rĂ©forme. L'annĂ©e suivante l'Ă©vĂȘque François de Rohan, menaçe les contrevenants d'excommunication et ordonne la destruction des ouvrages incriminĂ©s. François de Rohan dĂ©cĂ©dera en 1536. L'inefficacitĂ© des mesures qu'il avait prises est telle qu'Ă  l'automne 1539, les premiĂšres condamnations sont prises Ă  l'encontre des protestants angevins. Les bĂ»chers ne tardent pas Ă  suivre, en 1552 Ă  Saumur, en 1556 Ă  Angers. Le chĂąteau sera vendu comme bien national sous la rĂ©volution. En 2003, la ville d'Angers recevra le chĂąteau en legs, avec l’ensemble des Ɠuvres d’art collectionnĂ©es par son dernier propriĂ©taire privĂ©, un industriel fortunĂ©. Embrun (Hautes-Alpes) dont d'ailleurs, l'Ă©vĂ©chĂ© fut fondĂ© par Marcellin, d'origine berbĂšre d'Afrique du Nord. Renaud partit sur la route de JĂ©rusalem, qu'il n'a jamais atteint, la mort le surprenant en chemin le 12 juin 1005. (Cartulaire Noir de Saint-Maurice, n° XXVIII. Embrun, Hautes-Alpes) Le concile de Vienne (en IsĂšre) verra, outre la dissolution de l'Ordre du Temple: - Le rejet de la rĂ©forme de l'Ă©vĂȘque de Mende, Guillaume Durand, rĂ©forme qui remet en cause l'absolutisme de Rome, prĂŽne le mariage des prĂȘtres, et la gratuitĂ© des sacrements. 
- La querelle au sein des franciscains, entre ceux qui voyaient dans les voeux de pauvreté une obligation stricte et ceux qui y voyaient de simples recommandations. 
- La condamnation du mouvement des bĂ©guinages. Mouvement de femmes qui sans ĂȘtre conscrĂ©es menaient une vie monacale. La bĂ©guine Marguerite Porete fut brĂ»lĂ©e le 1er juin 1310, Ă  Paris, en place de GrĂšve, pour son ouvrage "Le miroir des Ăąmes simples et anĂ©anties et qui seulement demeurent en vouloir et dĂ©sir d'amour". MalgrĂ© sa condamnation le livre aura beaucoup de succĂšs , en particulier dans la vallĂ©e de la Loire. 
- Le concile discute d'une nouvelle croisade, et demande aux princes chrétiens d'interdire les pÚlerinages sur les tombeaux de "saints" musulmans, ainsi que les appels à la priÚre.
 Gilles de Rais aurait du en rĂ©alitĂ© s'appeler Gilles de Laval. Son pĂšre Guy de Laval avait une arriĂšre grand tante fort riche, Jeanne Chabot dame de Rais, dite Jeanne la Sage. Elle n'avait pas d'enfant, et pour continuer le nom de Rais, elle propose au jeune Guy de Laval de l'adopter. Guy accepte et devient ainsi Guy de Rais. Ce marchĂ© ne fait pas l'affaire du neveu de Jeanne, Jean de Craon, qui proteste. Jeanne Chabot reconnait ses torts, dĂ©shĂ©rite Guy et fait son testament en faveur de Jean de Craon. Guy attaque le testament et fait un procĂšs, mais aucun tribunal n'ose trancher en faveur de l'une ou l'autre des deux grandes familles. La guerre semble inĂ©vitable. Finalement Jean de Craon a une idĂ©e : marier Guy avec sa fille Marie. Ainsi Jean de Craon peut garder l'hĂ©ritage qu'il transmettra Ă  sa fille et Guy redevient de Rais. Gilles de Rais naĂźtra un an plus tard de cet combinaison d'hĂ©ritage, dans le chĂąteau de ChamptocĂ©. DĂšs sa naissance il est immensĂ©ment riche. Le jeune Gille mĂšne la vie d'un riche seigneur Ă©coutant avec plaisir les rĂ©cits guerriers, en particulier ceux concernant sont grand oncle par les Laval : Du Guesclin. Malheureusement, son pĂšre Guy de Laval meurt dans une partie de chasse Ă  Machecoul en 1415. Sa mĂšre suivra quelques mopis aprĂšs. Gilles est orphelin Ă  onze ans. C'est Jean de Craon qui deviendra son Ă©ducateur. Il confiera le jeune Gilles Ă  ses serviteurs. L'enfant est livrĂ© Ă  lui-mĂȘme et donne libre cours Ă  ses mauvais penchants, la violence et les mauvaises lectures, en particulier SuĂ©tone. Un jour sa gouvernante, Guillemette la DrapiĂšre le surprend dans sa chambre et ce qu'elle en rapporte Ă  Jean de Craon dĂ©cide celui-ci Ă  le marier. Il va trouver la cousine de Gilles, Catherine de Thouars. Elle a seize ans. Mais l'Ă©glise ne peut admettre ce mariage entre cousins. Jean de Craon imagine donc de compromettre la jeune fille, ce qui obligera l'Ă©glise Ă  admettre le mariage. Le pĂšre de la jeune fille dĂ©cĂ©dant Ă  propos, celle-ci est enlevĂ©e et emmenĂ©e au chĂąteau. Les deux jeunes gens passent la nuit ensemble. Il faut donc que Gilles rĂ©pare l'outrage, et le 30 novembre 1420, un prĂȘtre procĂšde Ă  l'union. L'Ă©vĂȘque Hardouin de Bueil avertit de l'enlĂšvement et du mariage dĂ©crĂšte que le mariage est nul. Jean de Craon envoie alors une ambassade Ă  Rome et obtient l'Indulgence du Pape. Mais le Pape exige la sĂ©paration physique des deux Ă©poux. Le 24 avril 1422, Gilles de Rais est donc officiellement mariĂ©, mais sĂ©parĂ© de sa femme, ce qui ne le dĂ©range pas, il prĂ©fĂšre manifestement la compagnie des hommes. (d'aprĂšs "Les Monstres": Gilles de Rais - Sade - Landru dans les archives judiciaires Par Bernard MICHAL). Jean de la Balue, Ă©tait fils d'un chĂątelain de la baronnies d'Angles. Sa vie dissolue, ne l'empĂȘcha pas d'avoir une carriĂšre fulgurante : conseiller du roi, Ă©vĂȘque, cardinal, il devint mĂȘme archevĂȘque en 1468. Par ses intrigues, il sera la cause de la dĂ©capitation de Charles de Melun, faussement accusĂ© par La Balue, d'avoir entretenu des intelligences avec le duc de Bretagne. Par la suite, Jean Balue sera accusĂ© de trahison par Louis XI, Ă  la suite de la dĂ©couverte d'un courrier compromettant avec Charles le TĂ©mĂ©raire. Il sera arrĂȘtĂ© Ă  Amboise et enfermĂ© Ă  Tours, puis Ă  Onzain, et Loches oĂč il restera enchaĂźnĂ© pendant 11 ans. Il ne sera libĂ©rĂ© qu'en 1480, Ă©chappant Ă  l'exĂ©cution par l'intervention du pape. fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Villev%C3%AAque histoiredesmauges.free.fr/Dossiers%20th%E9matiques/La%20m...
VillevĂȘque (Maine-et-Loire) Moulin Ă  eau de l'Engrenage. A partir du Moyen-Âge, plusieurs moulins ont Ă©tĂ© Ă©difiĂ©s, sur le Loir, Ă  VillevĂȘque. Au XIXe siĂšcle, trois moulins existaient : Le Grand moulin, le moulin de Froment et le moulin de Guichet. Le moulin de Guichet a Ă©tĂ© dĂ©truit par la municipalitĂ© en 1862, pour Ă©tablir un port, un lavoir et un abreuvoir. Les moulins de VillevĂȘque Ă©tait essentiellement cĂ©rĂ©aliers : seigle et blĂ©, mais aussi pour la production d'huile de lin. Les moulins s'arrĂȘteront vers la Seconde Guerre mondiale. Le moulin de l'Engrenage regroupe les deux moulins Ă  eau du moulin de Froment et du Grand moulin. C'est une salle de rĂ©ception et un site culturel, touristique et pĂ©dagogique. Une des roue Ă  aube est utilisĂ©e pour la production d'Ă©lectricitĂ©.
VillevĂȘque (Maine-et-Loire) Le chĂąteau. D'abord maison forte aux XIIe-XIIIe siĂšcles, le chĂąteau perd son caractĂšre dĂ©fensif au XVe siĂšcle. Le chĂąteau de VillevĂȘque sera la rĂ©sidence Ă©piscopale des Ă©vĂȘques d'Angers. L'Ă©vĂȘque d'Angers, Hubert de VendĂŽme, Ă©voquera vers 1025 cette rĂ©sidence Ă©piscopale. Hubert avait succĂ©dĂ© Ă  Renaud II mort Ă  Embrun*, alors qu'il se rendait Ă  JĂ©rusalem. Aucun successeur n'avait Ă©tĂ© dĂ©signĂ© du vivant de Renaud II. Le comte d'Anjou, Foulques Nerra, qui avait des vues sur l'hĂ©ritage considĂ©rable que Renaud II tenait de son pĂšre, avait donc les mains libres pour choisir le nouvel Ă©vĂȘque. Foulques va alors retrouver le vicomte Hubert de VendĂŽme afin de nĂ©gocier avec lui l'accession de son fils Ă  l'Ă©piscopat angevin. AprĂšs un an de discussion sur les modalitĂ©s concernant l'hĂ©ritage de Renaud II, un accord est trouvĂ© : le jeune Ă©vĂȘque Hubert endossait juridiquement l'accaparement de l'hĂ©ritage de Renaud. Il apparaĂźt donc que Hubert de VendĂŽme a servi d'intermĂ©diaire au comte d'Anjou, en accaparant les alleux de son prĂ©dĂ©cesseur, puis en les redistribuant, au nom de l'Ă©vĂȘchĂ©, Ă  diffĂ©rents chevaliers probablement proches du comte d'Anjou. C'est ainsi que la rĂ©gion des Mauges quittera le Poitou pour intĂ©grer dĂ©finitivement l'Anjou. Le nouvel Ă©vĂȘque "clerc plus expert, peut-ĂȘtre, Ă  manier l'Ă©pĂ©e qu'Ă  prier Dieu" (L. Halpen), resta un fĂ©odal et n'hĂ©sita Ă  prendre les armes contre l'archevĂȘque de Tours. Hubert de VendĂŽme fera reconstruire la cathĂ©drale d'Angers qui avait Ă©tĂ© en partie dĂ©truite par un incendie. La nouvelle cathĂ©drale subira un autre incendie en 1032, elle ne sera remise en Ă©tat qu'Ă  la fin du XIe siĂšcle. L'Ă©vĂȘque Hubert de VendĂŽme rĂ©sidera rĂ©guliĂšrement Ă  VillevĂȘque, jusqu'Ă  son dĂ©cĂšs en mars 1047. EusĂšbe Brunon (Eusebius Bruno) fut Ă©lu, Ă  l'initiative du comte d'Anjou Geoffroy II, pour lui succĂ©der. En 1317, Guillaume Le Maire, Ă©vĂȘque d'Angers, prĂȘtera serment au roi de France, Philippe V (Philippe V le Long), dans le chĂąteau de VillevĂȘque. Ce mĂȘme Guillaume Le Maire avait participĂ© au Concile de Vienne* en octobre 1311, sous Philippe le Bel, concile qui verra la condamnation des Templiers. L'Ă©vĂȘque d'Angers sera un partisan de la condamnation. En 1428, l'Ă©vĂȘque d'Angers Hardouin du Bueil reçoit 1000 Ă©cus de Yolande d'Aragon (Ă©pouse de Louis II d'Anjou), pour la rĂ©novation du chĂąteau. Durant son ministĂšre, l'Ă©vĂȘque Hardouin du Bueil s'Ă©lĂšvera avec force contre les dĂ©viations de son temps. En particulier il condamnera le mariage consanguin de Gilles de Rais avec sa cousine Catherine de Thouars*. AprĂšs les destructions de la guerre de Cent Ans, l'Ă©vĂȘque d'Angers Jean II de Beauvau* , fait reconstruire entiĂšrement le chĂąteau, entre 1448 et 1465. GrĂące Ă  la protection de l'Ă©vĂȘque, Jean Balue*, fera une rapide carriĂšre, secrĂ©taire et aumonier du roi Louis XI en 1463, Ă©vĂȘque d'Evreux en 1465. Il Ă©vincera son protecteur, du siĂšge Ă©piscopal d'Angers, qui sera destituĂ© par le pape en 1467. Jean Balue conseillera au roi l'abolition de la Pragmatique Sanction ce qui lui vaudra d'ĂȘtre fait cardinal par le pape Paul II. AprĂšs bien des erreurs, Louis XI le fera arrĂȘter le 23 avril 1469. Jean Balue ne sera libĂ©rĂ© qu'en 1480, sous condition de quitter la France. L'excommunication de Jean de Beauveau sera levĂ©e en 1476, mais il ne retrouva son diocĂšse d'Angers que comme administrateur (en double avec Auger de Brie). Au dĂ©but du XVIe siĂšcle, un des derniers Ă©vĂȘques Ă  rĂ©sider Ă  VillevĂȘque fut François de Rohan. En 1523, les idĂ©es de Luther arrivent en Anjou. Les vicaires gĂ©nĂ©raux du diocĂšse d'Angers publient un monitoire contre les personnes lisant les Ă©crits prĂŽnant la rĂ©forme. L'annĂ©e suivante l'Ă©vĂȘque François de Rohan, menaçe les contrevenants d'excommunication et ordonne la destruction des ouvrages incriminĂ©s. François de Rohan dĂ©cĂ©dera en 1536. L'inefficacitĂ© des mesures qu'il avait prises est telle qu'Ă  l'automne 1539, les premiĂšres condamnations sont prises Ă  l'encontre des protestants angevins. Les bĂ»chers ne tardent pas Ă  suivre, en 1552 Ă  Saumur, en 1556 Ă  Angers. Le chĂąteau sera vendu comme bien national sous la rĂ©volution. En 2003, la ville d'Angers recevra le chĂąteau en legs, avec l’ensemble des Ɠuvres d’art collectionnĂ©es par son dernier propriĂ©taire privĂ©, un industriel fortunĂ©. Embrun (Hautes-Alpes) dont d'ailleurs, l'Ă©vĂ©chĂ© fut fondĂ© par Marcellin, d'origine berbĂšre d'Afrique du Nord. Renaud partit sur la route de JĂ©rusalem, qu'il n'a jamais atteint, la mort le surprenant en chemin le 12 juin 1005. (Cartulaire Noir de Saint-Maurice, n° XXVIII. Embrun, Hautes-Alpes) Le concile de Vienne (en IsĂšre) verra, outre la dissolution de l'Ordre du Temple: - Le rejet de la rĂ©forme de l'Ă©vĂȘque de Mende, Guillaume Durand, rĂ©forme qui remet en cause l'absolutisme de Rome, prĂŽne le mariage des prĂȘtres, et la gratuitĂ© des sacrements. 
- La querelle au sein des franciscains, entre ceux qui voyaient dans les voeux de pauvreté une obligation stricte et ceux qui y voyaient de simples recommandations. 
- La condamnation du mouvement des bĂ©guinages. Mouvement de femmes qui sans ĂȘtre conscrĂ©es menaient une vie monacale. La bĂ©guine Marguerite Porete fut brĂ»lĂ©e le 1er juin 1310, Ă  Paris, en place de GrĂšve, pour son ouvrage "Le miroir des Ăąmes simples et anĂ©anties et qui seulement demeurent en vouloir et dĂ©sir d'amour". MalgrĂ© sa condamnation le livre aura beaucoup de succĂšs , en particulier dans la vallĂ©e de la Loire. 
- Le concile discute d'une nouvelle croisade, et demande aux princes chrétiens d'interdire les pÚlerinages sur les tombeaux de "saints" musulmans, ainsi que les appels à la priÚre.
 Gilles de Rais aurait du en rĂ©alitĂ© s'appeler Gilles de Laval. Son pĂšre Guy de Laval avait une arriĂšre grand tante fort riche, Jeanne Chabot dame de Rais, dite Jeanne la Sage. Elle n'avait pas d'enfant, et pour continuer le nom de Rais, elle propose au jeune Guy de Laval de l'adopter. Guy accepte et devient ainsi Guy de Rais. Ce marchĂ© ne fait pas l'affaire du neveu de Jeanne, Jean de Craon, qui proteste. Jeanne Chabot reconnait ses torts, dĂ©shĂ©rite Guy et fait son testament en faveur de Jean de Craon. Guy attaque le testament et fait un procĂšs, mais aucun tribunal n'ose trancher en faveur de l'une ou l'autre des deux grandes familles. La guerre semble inĂ©vitable. Finalement Jean de Craon a une idĂ©e : marier Guy avec sa fille Marie. Ainsi Jean de Craon peut garder l'hĂ©ritage qu'il transmettra Ă  sa fille et Guy redevient de Rais. Gilles de Rais naĂźtra un an plus tard de cet combinaison d'hĂ©ritage, dans le chĂąteau de ChamptocĂ©. DĂšs sa naissance il est immensĂ©ment riche. Le jeune Gille mĂšne la vie d'un riche seigneur Ă©coutant avec plaisir les rĂ©cits guerriers, en particulier ceux concernant sont grand oncle par les Laval : Du Guesclin. Malheureusement, son pĂšre Guy de Laval meurt dans une partie de chasse Ă  Machecoul en 1415. Sa mĂšre suivra quelques mopis aprĂšs. Gilles est orphelin Ă  onze ans. C'est Jean de Craon qui deviendra son Ă©ducateur. Il confiera le jeune Gilles Ă  ses serviteurs. L'enfant est livrĂ© Ă  lui-mĂȘme et donne libre cours Ă  ses mauvais penchants, la violence et les mauvaises lectures, en particulier SuĂ©tone. Un jour sa gouvernante, Guillemette la DrapiĂšre le surprend dans sa chambre et ce qu'elle en rapporte Ă  Jean de Craon dĂ©cide celui-ci Ă  le marier. Il va trouver la cousine de Gilles, Catherine de Thouars. Elle a seize ans. Mais l'Ă©glise ne peut admettre ce mariage entre cousins. Jean de Craon imagine donc de compromettre la jeune fille, ce qui obligera l'Ă©glise Ă  admettre le mariage. Le pĂšre de la jeune fille dĂ©cĂ©dant Ă  propos, celle-ci est enlevĂ©e et emmenĂ©e au chĂąteau. Les deux jeunes gens passent la nuit ensemble. Il faut donc que Gilles rĂ©pare l'outrage, et le 30 novembre 1420, un prĂȘtre procĂšde Ă  l'union. L'Ă©vĂȘque Hardouin de Bueil avertit de l'enlĂšvement et du mariage dĂ©crĂšte que le mariage est nul. Jean de Craon envoie alors une ambassade Ă  Rome et obtient l'Indulgence du Pape. Mais le Pape exige la sĂ©paration physique des deux Ă©poux. Le 24 avril 1422, Gilles de Rais est donc officiellement mariĂ©, mais sĂ©parĂ© de sa femme, ce qui ne le dĂ©range pas, il prĂ©fĂšre manifestement la compagnie des hommes. (d'aprĂšs "Les Monstres": Gilles de Rais - Sade - Landru dans les archives judiciaires Par Bernard MICHAL). Jean de la Balue, Ă©tait fils d'un chĂątelain de la baronnies d'Angles. Sa vie dissolue, ne l'empĂȘcha pas d'avoir une carriĂšre fulgurante : conseiller du roi, Ă©vĂȘque, cardinal, il devint mĂȘme archevĂȘque en 1468. Par ses intrigues, il sera la cause de la dĂ©capitation de Charles de Melun, faussement accusĂ© par La Balue, d'avoir entretenu des intelligences avec le duc de Bretagne. Par la suite, Jean Balue sera accusĂ© de trahison par Louis XI, Ă  la suite de la dĂ©couverte d'un courrier compromettant avec Charles le TĂ©mĂ©raire. Il sera arrĂȘtĂ© Ă  Amboise et enfermĂ© Ă  Tours, puis Ă  Onzain, et Loches oĂč il restera enchaĂźnĂ© pendant 11 ans. Il ne sera libĂ©rĂ© qu'en 1480, Ă©chappant Ă  l'exĂ©cution par l'intervention du pape. fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Villev%C3%AAque histoiredesmauges.free.fr/Dossiers%20th%E9matiques/La%20m...
VillevĂȘque (Maine-et-Loire) Le chĂąteau. D'abord maison forte aux XIIe-XIIIe siĂšcles, le chĂąteau perd son caractĂšre dĂ©fensif au XVe siĂšcle. Le chĂąteau de VillevĂȘque sera la rĂ©sidence Ă©piscopale des Ă©vĂȘques d'Angers. L'Ă©vĂȘque d'Angers, Hubert de VendĂŽme, Ă©voquera vers 1025 cette rĂ©sidence Ă©piscopale. Hubert avait succĂ©dĂ© Ă  Renaud II mort Ă  Embrun*, alors qu'il se rendait Ă  JĂ©rusalem. Aucun successeur n'avait Ă©tĂ© dĂ©signĂ© du vivant de Renaud II. Le comte d'Anjou, Foulques Nerra, qui avait des vues sur l'hĂ©ritage considĂ©rable que Renaud II tenait de son pĂšre, avait donc les mains libres pour choisir le nouvel Ă©vĂȘque. Foulques va alors retrouver le vicomte Hubert de VendĂŽme afin de nĂ©gocier avec lui l'accession de son fils Ă  l'Ă©piscopat angevin. AprĂšs un an de discussion sur les modalitĂ©s concernant l'hĂ©ritage de Renaud II, un accord est trouvĂ© : le jeune Ă©vĂȘque Hubert endossait juridiquement l'accaparement de l'hĂ©ritage de Renaud. Il apparaĂźt donc que Hubert de VendĂŽme a servi d'intermĂ©diaire au comte d'Anjou, en accaparant les alleux de son prĂ©dĂ©cesseur, puis en les redistribuant, au nom de l'Ă©vĂȘchĂ©, Ă  diffĂ©rents chevaliers probablement proches du comte d'Anjou. C'est ainsi que la rĂ©gion des Mauges quittera le Poitou pour intĂ©grer dĂ©finitivement l'Anjou. Le nouvel Ă©vĂȘque "clerc plus expert, peut-ĂȘtre, Ă  manier l'Ă©pĂ©e qu'Ă  prier Dieu" (L. Halpen), resta un fĂ©odal et n'hĂ©sita Ă  prendre les armes contre l'archevĂȘque de Tours. Hubert de VendĂŽme fera reconstruire la cathĂ©drale d'Angers qui avait Ă©tĂ© en partie dĂ©truite par un incendie. La nouvelle cathĂ©drale subira un autre incendie en 1032, elle ne sera remise en Ă©tat qu'Ă  la fin du XIe siĂšcle. L'Ă©vĂȘque Hubert de VendĂŽme rĂ©sidera rĂ©guliĂšrement Ă  VillevĂȘque, jusqu'Ă  son dĂ©cĂšs en mars 1047. EusĂšbe Brunon (Eusebius Bruno) fut Ă©lu, Ă  l'initiative du comte d'Anjou Geoffroy II, pour lui succĂ©der. En 1317, Guillaume Le Maire, Ă©vĂȘque d'Angers, prĂȘtera serment au roi de France, Philippe V (Philippe V le Long), dans le chĂąteau de VillevĂȘque. Ce mĂȘme Guillaume Le Maire avait participĂ© au Concile de Vienne* en octobre 1311, sous Philippe le Bel, concile qui verra la condamnation des Templiers. L'Ă©vĂȘque d'Angers sera un partisan de la condamnation. En 1428, l'Ă©vĂȘque d'Angers Hardouin du Bueil reçoit 1000 Ă©cus de Yolande d'Aragon (Ă©pouse de Louis II d'Anjou), pour la rĂ©novation du chĂąteau. Durant son ministĂšre, l'Ă©vĂȘque Hardouin du Bueil s'Ă©lĂšvera avec force contre les dĂ©viations de son temps. En particulier il condamnera le mariage consanguin de Gilles de Rais avec sa cousine Catherine de Thouars*. AprĂšs les destructions de la guerre de Cent Ans, l'Ă©vĂȘque d'Angers Jean II de Beauvau* , fait reconstruire entiĂšrement le chĂąteau, entre 1448 et 1465. GrĂące Ă  la protection de l'Ă©vĂȘque, Jean Balue*, fera une rapide carriĂšre, secrĂ©taire et aumonier du roi Louis XI en 1463, Ă©vĂȘque d'Evreux en 1465. Il Ă©vincera son protecteur, du siĂšge Ă©piscopal d'Angers, qui sera destituĂ© par le pape en 1467. Jean Balue conseillera au roi l'abolition de la Pragmatique Sanction ce qui lui vaudra d'ĂȘtre fait cardinal par le pape Paul II. AprĂšs bien des erreurs, Louis XI le fera arrĂȘter le 23 avril 1469. Jean Balue ne sera libĂ©rĂ© qu'en 1480, sous condition de quitter la France. L'excommunication de Jean de Beauveau sera levĂ©e en 1476, mais il ne retrouva son diocĂšse d'Angers que comme administrateur (en double avec Auger de Brie). Au dĂ©but du XVIe siĂšcle, un des derniers Ă©vĂȘques Ă  rĂ©sider Ă  VillevĂȘque fut François de Rohan. En 1523, les idĂ©es de Luther arrivent en Anjou. Les vicaires gĂ©nĂ©raux du diocĂšse d'Angers publient un monitoire contre les personnes lisant les Ă©crits prĂŽnant la rĂ©forme. L'annĂ©e suivante l'Ă©vĂȘque François de Rohan, menaçe les contrevenants d'excommunication et ordonne la destruction des ouvrages incriminĂ©s. François de Rohan dĂ©cĂ©dera en 1536. L'inefficacitĂ© des mesures qu'il avait prises est telle qu'Ă  l'automne 1539, les premiĂšres condamnations sont prises Ă  l'encontre des protestants angevins. Les bĂ»chers ne tardent pas Ă  suivre, en 1552 Ă  Saumur, en 1556 Ă  Angers. Le chĂąteau sera vendu comme bien national sous la rĂ©volution. En 2003, la ville d'Angers recevra le chĂąteau en legs, avec l’ensemble des Ɠuvres d’art collectionnĂ©es par son dernier propriĂ©taire privĂ©, un industriel fortunĂ©. Embrun (Hautes-Alpes) dont d'ailleurs, l'Ă©vĂ©chĂ© fut fondĂ© par Marcellin, d'origine berbĂšre d'Afrique du Nord. Renaud partit sur la route de JĂ©rusalem, qu'il n'a jamais atteint, la mort le surprenant en chemin le 12 juin 1005. (Cartulaire Noir de Saint-Maurice, n° XXVIII. Embrun, Hautes-Alpes) Le concile de Vienne (en IsĂšre) verra, outre la dissolution de l'Ordre du Temple: - Le rejet de la rĂ©forme de l'Ă©vĂȘque de Mende, Guillaume Durand, rĂ©forme qui remet en cause l'absolutisme de Rome, prĂŽne le mariage des prĂȘtres, et la gratuitĂ© des sacrements. 
- La querelle au sein des franciscains, entre ceux qui voyaient dans les voeux de pauvreté une obligation stricte et ceux qui y voyaient de simples recommandations. 
- La condamnation du mouvement des bĂ©guinages. Mouvement de femmes qui sans ĂȘtre conscrĂ©es menaient une vie monacale. La bĂ©guine Marguerite Porete fut brĂ»lĂ©e le 1er juin 1310, Ă  Paris, en place de GrĂšve, pour son ouvrage "Le miroir des Ăąmes simples et anĂ©anties et qui seulement demeurent en vouloir et dĂ©sir d'amour". MalgrĂ© sa condamnation le livre aura beaucoup de succĂšs , en particulier dans la vallĂ©e de la Loire. 
- Le concile discute d'une nouvelle croisade, et demande aux princes chrétiens d'interdire les pÚlerinages sur les tombeaux de "saints" musulmans, ainsi que les appels à la priÚre.
 Gilles de Rais aurait du en rĂ©alitĂ© s'appeler Gilles de Laval. Son pĂšre Guy de Laval avait une arriĂšre grand tante fort riche, Jeanne Chabot dame de Rais, dite Jeanne la Sage. Elle n'avait pas d'enfant, et pour continuer le nom de Rais, elle propose au jeune Guy de Laval de l'adopter. Guy accepte et devient ainsi Guy de Rais. Ce marchĂ© ne fait pas l'affaire du neveu de Jeanne, Jean de Craon, qui proteste. Jeanne Chabot reconnait ses torts, dĂ©shĂ©rite Guy et fait son testament en faveur de Jean de Craon. Guy attaque le testament et fait un procĂšs, mais aucun tribunal n'ose trancher en faveur de l'une ou l'autre des deux grandes familles. La guerre semble inĂ©vitable. Finalement Jean de Craon a une idĂ©e : marier Guy avec sa fille Marie. Ainsi Jean de Craon peut garder l'hĂ©ritage qu'il transmettra Ă  sa fille et Guy redevient de Rais. Gilles de Rais naĂźtra un an plus tard de cet combinaison d'hĂ©ritage, dans le chĂąteau de ChamptocĂ©. DĂšs sa naissance il est immensĂ©ment riche. Le jeune Gille mĂšne la vie d'un riche seigneur Ă©coutant avec plaisir les rĂ©cits guerriers, en particulier ceux concernant sont grand oncle par les Laval : Du Guesclin. Malheureusement, son pĂšre Guy de Laval meurt dans une partie de chasse Ă  Machecoul en 1415. Sa mĂšre suivra quelques mopis aprĂšs. Gilles est orphelin Ă  onze ans. C'est Jean de Craon qui deviendra son Ă©ducateur. Il confiera le jeune Gilles Ă  ses serviteurs. L'enfant est livrĂ© Ă  lui-mĂȘme et donne libre cours Ă  ses mauvais penchants, la violence et les mauvaises lectures, en particulier SuĂ©tone. Un jour sa gouvernante, Guillemette la DrapiĂšre le surprend dans sa chambre et ce qu'elle en rapporte Ă  Jean de Craon dĂ©cide celui-ci Ă  le marier. Il va trouver la cousine de Gilles, Catherine de Thouars. Elle a seize ans. Mais l'Ă©glise ne peut admettre ce mariage entre cousins. Jean de Craon imagine donc de compromettre la jeune fille, ce qui obligera l'Ă©glise Ă  admettre le mariage. Le pĂšre de la jeune fille dĂ©cĂ©dant Ă  propos, celle-ci est enlevĂ©e et emmenĂ©e au chĂąteau. Les deux jeunes gens passent la nuit ensemble. Il faut donc que Gilles rĂ©pare l'outrage, et le 30 novembre 1420, un prĂȘtre procĂšde Ă  l'union. L'Ă©vĂȘque Hardouin de Bueil avertit de l'enlĂšvement et du mariage dĂ©crĂšte que le mariage est nul. Jean de Craon envoie alors une ambassade Ă  Rome et obtient l'Indulgence du Pape. Mais le Pape exige la sĂ©paration physique des deux Ă©poux. Le 24 avril 1422, Gilles de Rais est donc officiellement mariĂ©, mais sĂ©parĂ© de sa femme, ce qui ne le dĂ©range pas, il prĂ©fĂšre manifestement la compagnie des hommes. (d'aprĂšs "Les Monstres": Gilles de Rais - Sade - Landru dans les archives judiciaires Par Bernard MICHAL). Jean de la Balue, Ă©tait fils d'un chĂątelain de la baronnies d'Angles. Sa vie dissolue, ne l'empĂȘcha pas d'avoir une carriĂšre fulgurante : conseiller du roi, Ă©vĂȘque, cardinal, il devint mĂȘme archevĂȘque en 1468. Par ses intrigues, il sera la cause de la dĂ©capitation de Charles de Melun, faussement accusĂ© par La Balue, d'avoir entretenu des intelligences avec le duc de Bretagne. Par la suite, Jean Balue sera accusĂ© de trahison par Louis XI, Ă  la suite de la dĂ©couverte d'un courrier compromettant avec Charles le TĂ©mĂ©raire. Il sera arrĂȘtĂ© Ă  Amboise et enfermĂ© Ă  Tours, puis Ă  Onzain, et Loches oĂč il restera enchaĂźnĂ© pendant 11 ans. Il ne sera libĂ©rĂ© qu'en 1480, Ă©chappant Ă  l'exĂ©cution par l'intervention du pape. fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Villev%C3%AAque histoiredesmauges.free.fr/Dossiers%20th%E9matiques/La%20m...
La Maison du Verger

La Maison du Verger

Route du clos du vau Rives-du-Loir-en-Anjou Maine-et-Loire
Le prix est de CHF 84 par nuit du 23 janv. au 24 janv..
CHF 84
23 janv. - 24 janv.
taxes et frais compris
Séjournez dans cette maison de campagne à Rives-du-Loir-en-Anjou. Cet hébergement propose le Wi-Fi gratuit, un parking gratuit et une aire de pique-nique. Des ...
10/10 Exceptional! (1 avis)
Ras

Avis laissé le 21 oct. 2025

La Maison du Verger
GITE DE LA BRETAUDERIE 6/8 PEOPLE NEAR ANGERS

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RIVES DU LOIR EN ANJOU Pays de la Loire
Séjournez dans cette maison de vacances avec golf à Rives-du-Loir-en-Anjou. Cet hébergement propose un emplacement en bord de plage, un jardin et une laverie. ...
9/10 Wonderful! (46 avis)
C’est dommage
C’est une trĂšs joli maison dĂ©corĂ©e avec soins. Cependant il y a un rĂ©el manque de propretĂ© c’est tellement dommage ! Mouches papillons au sol aux fenĂȘtres toiles d’araignĂ©e
Le propriĂ©taire est sympathique et Ă  l’écoute. Nous avons malgrĂ© tout passĂ© un bon moment en famille.

Avis laissé le 29 juin 2025

GITE DE LA BRETAUDERIE 6/8 PEOPLE NEAR ANGERS
Private, quiet accommodation in architect-designed house with pool, spa, private garden

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Soucelles Pays De La Loire
Séjournez dans cet appartement trÚs pratique pour les familles à Rives-du-Loir-en-Anjou. Cet hébergement propose le Wi-Fi gratuit, des piscines privées et un ...
9,6/10 Exceptional! (32 avis)
Accueil chaleureux Logement trÚs propre ...on s y sent bien dÚs notre arrivée ! Je recommande

Avis laissé le 19 oct. 2025

Private, quiet accommodation in architect-designed house with pool, spa, private garden
Prix le plus bas trouvĂ© au cours des 24 derniĂšres heures sur la base d’un sĂ©jour d’une nuit pour 2 adultes. Les prix et la disponibilitĂ© sont susceptibles de changer. D’autres conditions peuvent s’appliquer.
GITE DE LA BRETAUDERIE 6/8 PEOPLE NEAR ANGERS

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Le propriĂ©taire est sympathique et Ă  l’écoute. Nous avons malgrĂ© tout passĂ© un bon moment en famille.

Avis laissé le 29 juin 2025

GITE DE LA BRETAUDERIE 6/8 PEOPLE NEAR ANGERS
Private, quiet accommodation in architect-designed house with pool, spa, private garden

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Soucelles Pays De La Loire
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Avis laissé le 19 oct. 2025

Private, quiet accommodation in architect-designed house with pool, spa, private garden
Appartement dans les bois

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16 Route du Clos du Vau Rives-du-Loir-en-Anjou
Séjournez dans cet appart'hÎtel trÚs pratique pour les voyages d'affaires à Rives-du-Loir-en-Anjou. Cet hébergement propose le Wi-Fi gratuit, un parking gratuit ...
10/10 Exceptional! (19 avis)
Endroit magnifique et super accueil de Jean-Pierre. Adresse que je retiens.

Avis laissé le 16 oct. 2025

Appartement dans les bois
Prix le plus bas trouvĂ© au cours des 24 derniĂšres heures sur la base d’un sĂ©jour d’une nuit pour 2 adultes. Les prix et la disponibilitĂ© sont susceptibles de changer. D’autres conditions peuvent s’appliquer.